Journal de bord

De Loulou à Collette

Pourquoi changer de pseudonyme ? | Avril 2025

Il est temps pour moi de vous faire part de mes dernières réflexions sur mon image en tant qu’artiste collagiste. Cela fait plus de 4 ans que je pratique le collage et que je vous le partage. Je signe mes créations sous le nom de « Loulou », un surnom d’enfance donné par mes proches. À l’origine, c’était « Loulette », une prononciation approximative de mon prénom par ma sœur ( de 19 mois mon aînée).

Puis, au fil du temps, « Loulette » est devenu « Loulou », un nom doux, rond, un peu rigolo, qui fait partie de mon identité. Loulou, c’est ce petit clown qui observe le monde, le commente, le trouve parfois cruel et injuste, mais aussi émouvant et rempli de trésors. Loulou, c’est moi, mais surtout dans ma sphère intime.

Bien que mon travail soit personnel, j’ai l’impression que « Loulou » doit rester dans ce cercle privé. Pour le public, je pense qu’il me faut un autre nom. Il y a un an, j’ai décidé de baptiser mon atelier « Collette » et de renommer mes réseaux sociaux et mon site en « collette.par.loulou ». Mais soyons honnêtes, cela n’a pas été très clair pour tout le monde, moi y compris. J’avais envie de changer de nom, de trouver une identité plus en adéquation avec ma pratique artistique, mais je n’ai pas osé abandonner « Loulou ». En y réfléchissant bien, je ne l’abandonne pas, je la préserve.

« Collette », c’est à la fois drôle (si l’on veut bien saisir le jeu de mots entre « colle » et « Juliette »…), démodé et poétique. C’est un nom qui me parle, et qui incarne l’évolution de ma démarche créative. Alors voilà, je vous le dis : dorénavant, je signerai mes créations sous le nom de « Collette ». Ce changement symbolise aussi un nouveau départ… !

Pour célébrer ce passage, je vous partage ce collage de 2020, réalisé avec une photo de moi enfant. Malgré l’évolution de ma pratique, je ressens toujours beaucoup de tendresse pour cette création.

Ps : Rassurez-vous, si vous continuez à m’appeler « Loulou », je me reconnaîtrai toujours ❤️


S’ancrer

Une Curieuse Créature dans la peau | Février 2025

Ancrer dans ma peau une de mes créations. Moi qui, il y a quelques années, n’osais même pas dévoiler mes œuvres à quiconque. Je n’osais pas penser, qu’un jour, je pourrais être artiste.Aujourd’hui, je suis fière de porter sur mon bras cette curieuse créature. Parfaitement imparfaite, à la fois terrestre et aquatique, elle se transforme et s’adapte. Parfois fleur, parfois oiseau, parfois poisson.
Ancrer sur ma peau, pour mieux m’ancrer dans la vie. Ce tatouage vient adoucir mon entrée en 2025 et me donne force, courage et fierté. Je suis comblée de savoir qu’il m’accompagnera tout au long de ma vie.Un immense merci à Dusty Brasseur talentueux et humble, qui a su, dans chaque détail, reproduire ce petit Martignola Goupech [n.m : la rencontre entre un martin-pêcheur, une perche goujonière et un magnolia stellata rosea.].


Atelier Émotions

Se libérer grâce au collage | Janvier 2025

Le week-end dernier, j’ai eu le plaisir d’animer mon tout premier atelier de collage sur le thème des émotions. Un projet qui me tient à cœur depuis plusieurs années, et dont la première ébauche est née lors de mon exposition dans la cité médiévale de Brancion en juillet 2022.
J’exposais dans ce charmant petit village au cœur de la campagne bourguignonne durant une semaine. Cette parenthèse passée dans ces lieux a été très introspective, et j’ai pris le temps de créer sans me soucier de l’esthétique, simplement pour libérer mes émotions.

Depuis, l’idée de cet atelier est restée dans un coin de ma tête, et samedi dernier, j’ai enfin décidé de la concrétiser. Cet atelier est une expérience personnelle, sans règles strictes, où l’objectif est de se connecter à ses émotions et de les exprimer librement à travers le collage.

Pour cette première, j’ai eu la chance d’avoir un public idéal : deux meilleures amies, deux sœurs et ma maman. Trois relations féminines très fortes, avec qui la magie a opéré. Je suis comblée de les avoir vues se plonger dans leur bulle et créer, de voir naître sur le papier des créations aussi belles que porteuses de sens.

Bien sûr, il s’agissait d’un premier essai, et cet atelier a besoin d’être peaufiné. Mais les retours précieux et encourageants des cinq participantes de ce samedi vont me permettre de sublimer ma formule !
Alors, soyez prêts : je ne vais pas lâcher ce chemin, celui du collage qui libère.


Introspection

Souffler et prendre du recul pour bien commencer l’année | Janvier 2025

Avant les vacances de Noël, je projetais un mois de janvier riche en créations,
en ateliers, en projets foisonnants. Je m’imaginais pleine d’énergie, prête à poser les grandes lignes de la réussite de mon année 2025. Finalement, janvier a été un mois de grosse remise en question, un mois de grande réflexion sur ma pratique artistique, sur mes collaborations, sur les ateliers que je propose pour qui ? pour quoi ? et sur la façon dont je vends mon travail.

Puis, j’ai creusé plus loin, en me replongeant dans mes sept années d’activité de graphiste free-lance. J’ai exploré mes traumatismes professionnels plus ou moins résolus, notamment mon passage au tribunal des prud’hommes à 23 ans à cause d’une rencontre avec une personne perverse narcissique.
Cet épisode m’a amené, à l’époque, à un choix important : je ne veux plus jamais avoir de patron. J’ai aussi pensé à mon manque de confiance et de légitimité, à ma tendance à toujours faire semblant que tout va bien. Et à ma superbe capacité à retenir mes larmes.

Finalement, janvier a été un mois sous le signe de l’introspection. Je me suis questionnée, même la nuit, avec des cauchemars aussi intenses que révélateurs. Je n’ai peut-être pas vécu le mois de janvier que j’avais imaginé, mais je crois malgré tout avoir réussi à poser les bases de mon année 2025.

J’envoie de l’amour et des ondes positives à toutes les âmes créatives et sensibles, comme moi, qui se posent 20 000 questions par jour. Il est temps de «faire avec», et d’avancer !
Et puis, huit ans plus tard, sur les conseils de ma chère sœur, je dirais à la Juliette de 23 ans : « Je t’aime, ce que tu fais est précieux, et tu vas y arriver. »